jeudi 4 avril 2019

République du travail, sociale, écologique

Au milieu de l'année, l'espèce humaine a utilisé ce que la planète peut régénérer.
Pendant les 6 mois suivants on détruit la planète.
C'est ce qui calculé et admis.
On oublie le pétrole et le gaz qui est brûlé et qui ne peut se reconstituer. On diminue le nombre de mois pour la régénérescence.
Étonnant que personne ne se soucie de cette question !
Comme si détruire une ressource était ... "naturelle" !
Cela montre à quel point le matraquage idéologique, la propagande de l'ultra libéralisme fait des dégâts y compris dans le domaine de la philosophie.
Tous les parents jurent la main sur le cœur qu'ils aiment leurs enfants ... mais notre fameuse "démocratie" donne quitus aux destructeurs de la planète au nom de l'argument sacré "c'est la rançon du progrès" !
Comme si le "progrès" devait obligatoirement avoir pour corollaire une régression !
On nous serine aussi que, comme l'espèce humaine continue a proliférer, il faut produire plus pour la nourrir.
Mais personne ne dit qu'il faut limiter les naissances, promouvoir la contraception.
Pourquoi ?
Nous assistons donc aujourd'hui a une régression de la pensée.
Car pour les ultra-libéraux et les multinationales qui ont le pouvoir planétaire le but est le profit et que le profit.
Plus il a de monde sur terre, plus il a de consommation, plus de consommateurs donc plus de profits.
C'est la loi, c'est leur loi et tous doivent s'y soumettre et leurs journalistes en faire le service !
Tout ce qui ne rapporte pas aux actionnaires doit être détruit comme l'agriculture paysanne pour créer des usines à cochons ou  vaches, hors sol, vectrice de bactéries résistantes et de pollution mais qui rapporteront aux actionnaires des multinationales qui veulent s’engouffrer dans cette brèche.
"Walls le parjure" avait même déclaré qu'il fallait en finir avec les petites fermes "non rentables" !
Comme si une petite ferme avait pour but d'être rentable. C'est faire fi de son rôle social, pédagogique, d'entretien du territoire (voir les aides au bio dans le chapitre du la Taxe Tobin élargie). Ils veulent que les paysans qui ne se suicident pas (1 tous les 2 jours) aillent rejoindre les chômeurs des villes.
Tout ce qui est gratuit n'a aucune valeur dans leur monde. Même des semences sont brevetées et interdiction est faite aux paysans de les recréer, de les échanger, de les vendre !
Un exemple :
Bizarre que ceux qui n'ont d'yeux que pour les calculatrices ne calculent pas le bénéfice des abeilles pour la production. Ce sont des milliards qu'elles fournissent gratuitement à l'agriculture, à la nature, à la biodiversité. Mais comme on ne peut pas rémunérer directement d'actionnaires avec le travail des abeilles elles n'ont aucune utilité à leurs yeux.
Comme c'est le seul langage qui doit être employé, il faut passer sous les Fourches caudines du profit pour être entendu.
Mais le désastre du massacre des abeilles par les pesticides est une bonne nouvelle pour le système du profit. Ils vont pouvoir artificiellement polliniser. Des entreprises font déjà des essais avec des drones ! Nous paierons donc ce nouveau travail ! Et nous bassine avec l'efficacité de leur système et notre utopisme inefficace.
Que l'on ne vienne pas nous dire que tout cela est confidentiel.
Comme le disait le patron de média dans un James Bond : "pour nous, une mauvaise nouvelle est une bonne nouvelle".
La vraie citoyenneté est en guerre permanente contre le système du profit maximum même si les gens n'en n'ont pas conscience et qu'ils le soutiennent parfois dans leurs votes.
Sans des paysans citoyens, il n'y aurait plus qu'une seule race de vache, la Holstein, la "pisseuse de lait" comme l'appelle les paysans, qu'une seule race de cochon, le Large White.
Nous n'aurions plus de porc gascon, de cul noir, de cochon corse ... moins rentables.
Le petit épeautre, qui contient tous les acides aminés dont le corps a besoin et qu'il ne peut synthétiser, a failli disparaître car il est moins rentable que le blé. Il ne restait que quatre champs en haute Provence et il a été sauvé par les association pour le bio, les chercheurs, médecins qui ont promu ses qualités auprès du public.
En effet, son gluten est différent de celui du blé, moins important et est moins allergisant.
Mais le pain est moins levé. Mais comme il faut jouer sur l'apparence, il faut vendre du vent !
On sélectionne les blé les plus riches en gluten et en plus on en rajoute dans les farines.
Après on va pleurer des larmes de crocodiles sur l'augmentation des allergies et du nombre de maladies cœliaques.